La couleur de l’âme des anges

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Auteur : Sophie Audouin-Mamikonian
Editeur : Robert Laffont – Collection R
Parution : 5 janvier 2012
Pages : 444
EN RÉSUMÉ :

Un livre que je trouve très mal écrit, et aux intrigues sans queue ni tête. 

Lorsque j’ai acheté ce livre, je ne connaissais pas du tout Sophie Audouin-Mamikonian, mais j’étais déjà attirée par la saga Tara Duncan. Toujours hésitante à l’acheter, je me suis d’abord dirigée vers le one-shot qu’elle a écrit après cette saga, La Couleur de l’Âme des Anges, aux éditions Robert Laffont, collection R.

La forme.

Les 444 pages de ce roman sont réparties en 20 chapitres, faisant chacun référence au goût de quelque chose (de l’amour, de l’expérience, de la peur, de l’absence, de la tentation,…).

Le (très) gros point noir de ce livre reste l’écriture, que je n’ai pas du tout aimé. Je ne sais pas si l’auteure écrit de la même manière dans les livres de sa saga Tara Duncan, mais j’ai trouvé l’écriture saccadée, l’enchaînement des actions mal géré, les dialogues mauvais,… Elle répète des explications plusieurs fois, ce qui est très désagréable (et inutile), et le peu d’humour qu’elle y fait n’est pas marrant et ne correspond pas avec le style du roman. Je dois dire que j’ai eu beaucoup de mal à le finir !

Quoi qu’il en soit, l’écriture reste simple, pas tellement recherchée à certains moments mais enfin… L’auteure a fait le choix de rester légère dans son écriture, ce que je pense être un mauvais choix, étant donné le sujet principal qu’elle aborde : la mort. Elle a également décidé de raconter l’histoire de Jérémy à la troisième personne : elle y raconte les pensées, les souvenirs, les émotions et les sensations de Jérémy, ce qui, je pense, aurait été plus logique et plus fluide de raconter à la première personne.

Les éditions Robert Laffont ont tout de même eu la bonne idée de donner à ce livre une typographie très agréable.

Le fond.

L’histoire est celle de Jérémy, jeune financier solitaire de 23 ans, vivant à New York, et tellement happé par le travail qu’il n’a pas d’ami et a quasiment perdu de vue sa famille. Un soir, alors qu’il rentrait chez lui (à pied, oui, c’est rare pour un riche financier…), il se fait assassiner par un samouraï (???), en face de Central Park. Il se réveille (du moins, son âme se réveille) et il prend conscience qu’il est mort et qu’il est « de l’autre côté ». A son chevet, Flint et Tétishéri l’accueillent et lui expliquent en détails le monde dans lequel il vient d’atterrir, une sorte de paradis, où tentent de survivre les personnes mortes. Au bout de 20 pages, nous connaissons donc tout le fonctionnement (très étrange) de ce paradis : une idée que je trouve moyennement bonne, puisqu’il aurait peut-être été plus intéressant de découvrir Jérémy se débrouiller « tout seul » et permettre au lecteur d’apprendre à survivre en même temps que lui. Bref.

Jérémy apprend entre autre que les anges se distinguent par leur couleur : le bleu pour les anges « gentils » (qui se nourissent des sentiments positifs des vivants), le rouge pour les anges « méchants » (qui se nourrissent de la haine, la colère, la tristesse, la jalousie,…). J’y ai vu là un gros cliché et un remix du fameux duo Paradis-Enfer, sauf que dans ce roman, ils vivent tous ensemble, et les anges bleus doivent faire attention de ne pas se faire « tuer » par les anges rouges. Pfiou !

Jérémy se met d’abord en quête d’un moyen pour délivrer sa petite soeur d’un ange rouge qui lui fait faire des cauchemars. Il repart donc chez sa mère, là où vit sa petite soeur, et pense découvrir que son assassin est son beau-père car ce dernier n’aurait pas apprécié l’enquête que Jérémy a mené sur lui quelques années auparavant et qui aurait révélé au monde entier son statut de traficant.

Jérémy se met ensuite en tête de protéger Allison, la jeune fille qui a été victime de son meurtre, car il pense qu’elle sera la prochaine sur la liste. Sachant que l’assassin connaît où habite la jeune fille, il tente donc de la faire déménager par tous les moyens, à l’aide d’Einstein (le scientifique mort en 1955, qu’il rencontre dans l’autre monde). Il découvre en même temps qu’Allison s’est mise en tête de dénoncer le gérant d’un grand groupe pharmaceutique, qui a décidé de taire la découverte d’un remède contre le cancer.

Le scénario va véritablement dans tous les sens, on ne sait pas quelle est l’intrigue principale, entre Jérémy qui veut sauver sa petite soeur, et Allison qui veut obliger le groupe à dévoiler le remède pharmaceutique… L’auteure se perd elle-même dans tout ce méli-mélo d’intrigues sans queue ni tête, et qui ne sont même pas liées entre elles. L’affaire de la petite soeur est expédiée au moment où Flint revient sur le devant de la scène et décide, accompagnée de son amie Lili, d’aider Jérémy à se débarrasser du méchant ange rouge.

Bref, une histoire vraiment décevante et un « au-delà » mal développé. Je n’ai pas du tout aimé le concept de la Brume que les anges doivent manger pour survivre, mais qui peut aussi servir à construire des choses (autrement dit, un ange peut construire un canapé, qu’il peut ensuite manger…). J’ai trouvé cette inteprétation du paradis vraiment absurde et mal faite. C’est une histoire qui se veut pleine d’actions et d’intrigues, mais dont le tout est très mal mixé.

C’est un des seuls livres que je déconseille vivement. Si vous aimez les histoires d’anges, dirigez-vous vers autre chose !

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2 réflexions sur “La couleur de l’âme des anges

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